dimanche 30 mars 2008
Analyse des élections municipales
Par Olivier DECROIX, dimanche 30 mars 2008 à 10:59 :: General
Relevé sur le site du MoDem:
Le Bureau Exécutif du Mouvement Démocrate a décidé mercredi soir de donner la "priorité au projet et à l'organisation" du parti créé dans la foulée de la présidentielle, avec un premier Conseil National le 14 mai. "La priorité est au projet et à l'organisation", a déclaré François Bayrou à l'issue de la première réunion des instances nationales depuis les élections municipales. Une réunion des candidats et des élus du MoDem aux municipales aura lieu le 26 avril à Paris. Elle sera suivie d'un Conseil National le 14 mai, qui sera chargé de ratifier un règlement intérieur pour l'organisation des mouvements départementaux. Des représentants de l'exécutif, dont François Bayrou, iront à partir de la semaine prochaine dans tous les départements pour faire la radiographie des attentes et parler avec chacun du bilan des élections municipales.
Le Bureau Exécutif du Modem, composé d'une trentaine de membres, a tiré un premier bilan de ces élections et a relevé le score moyen de 15,9% du premier tour par les 350 listes autonomes du Modem dans les villes de plus de 10.000 habitants, avec des pointes entre 16% et 32% dans plusieurs villes. Le MoDem a gagné 34 villes de plus de 10.000 habitants, 15 au premier tour et 19 au deuxième, et y a recensé près de 1100 élus, un bilan jugé positif. François Bayrou reconnait une "difficulté de communication" autour du "choix stratégique fondamental du MoDem", qui considère que le "centre indépendant peut parler avec les deux acteurs politiques principaux". Les alliances au cas par cas conclues par le MoDem entre les deux tours, tantôt avec l'UMP tantôt avec le PS, avaient en effet suscité de sévères critiques. "Alors que l'idée de pouvoir dépasser les frontières marque des points dans l'opinion, au deuxième tour il y a de nouveau une crispation sur le droite-gauche, qui a été une difficulté pour nous", a-t-il reconnu. Mais il a estimé que "l'horizon électoral" était désormais plus favorable, avec les élections européennes (2009) à la proportionnelle. La proposition du Premier ministre François Fillon de modifier le mode de scrutin aux régionales constitue par ailleurs une "ouverture possible". "Nous avons maintenant du temps pour organiser le mouvement et mettre à jour le projet qui doit être créatif, durable et humaniste. la France a besoin d'un choix politique indépendant et construit." Le Bureau Exécutif du MoDem a relevé l'impasse des projets PS et UMP, l'un et l'autre loin des attentes des Français.

Tous les gens raisonnables s'accordent pour dire qu'il faut aligner les régimes spéciaux de retraire, comme celui de la SNCF, sur le régime général en portant les durées de cotisation à 40 ans, comme c'est le cas pour le privé depuis 1992 et le public depuis 2003.
Rappelons que la caisse de retraite de la SNCF compte 430 000 cotisants pour 1 130 000 retraités.
C'est donc à la fois une question d'égalité entre Français et de survie pour les retraites par répartition.
Une question d'égalité, car on ne voit pas pourquoi un ouvrier du bâtiment, dont le métier est souvent éprouvant, cotiserait 40 ans tandis qu'un cheminot pourrait prendre sa retraite à 50 ans, puis cumuler cette retraite avec un autre emploi jusqu'à 60 ans.
Une question de survie car si l'on laisse dériver les déficits de nos caisses, nous devrons abandonner les retraites par répartition pour des retraites par capitalisation. Est-ce là ce que veulent les plus gauchistes des syndicalistes français?
Mais la pilule est d'autant plus amère que les cheminots ne roulent pas sur l'or, que le président Sarkozy a fait des cadeaux fiscaux indignes aux plus riches d'entre les Français et que son fameux "paquet fiscal" va coûter entre 10 et 15 milliards d'Euros à la France.
Les fonctionnaires non plus ne roulent pas sur l'or. Ceux de la catégorie C des trois Fonctions publiques (Etat, hospitaliers et territoriaux) touchent à peine plus que le SMIC en moyenne et voient leur paye très peu évoluer en cours de carrière.
Seulement voilà, au lieu de se consacrer au redressement des finances publiques et aux investissements massifs dont la France a besoin, notamment pour son université et sa recherche, M. Sarkozy a préféré honorer des promesses fiscales démagogiques. Qu'il veuille tenir ses promesses, c'est tant mieux, cela nous change des 10 ans de présidence de M. Chirac. Mais qu'il ait fait des promesses intenables pour la France, c'est cela qui révolte le MoDem.
Car si l'on veut augmenter le revenu des plus modestes des fonctionnaires, ce qui permettrait d'honorer partiellement une autre promesse du candidat Sarkozy, celle d'améliorer le pouvoir d'achat des Français, il faut préalablement favoriser l'innovation qui dopera la croissance et la croissance, à son tour, fera rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat. Mais ce n'est pas le chemin que nous fait prendre le gouvernement. Hélas!